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BLOG DE MONTAGNE | CONSEILS | 04 Août 2016

Comment choisir votre corde sportive en fonction de votre activités

Une série d'informations sur les différentes normes existantes qui différencient les différents types de corde et leur cadre d'utilisation.

Comme c'est le cas pour tout le matériel de sécurité, l'utilisation adéquate des cordes est indiquée par la certification de celles-ci. Et cela est fondamental de comprendre à l'heure de choisir une corde de montagne, d'alpinisme, d'escalade, de canyoning, de spéléologie, ou pour n'importe quelles autres activités outdoors.

Chaque modèle de corde, avant d'être vendu, doit répondre à une série de normes légales extrêmement rigoureuses, qui garantisse à l'utilisateur leur caractéristique technique en indiquant clairement l'usage qui leur est recommandé. Le type d'activité, le style d'escalade, le tracé de la voie et la logistique employée, détermineront le type de corde à utiliser ( Dynamique: à simple, à double ou jumelée; Semistatique, etc.). Quel que soit le modèle, il devra toujours être homologué et adapté à l'activité que nous voulons faire. Et nous n'utiliserons jamais, par exemple, une corde uniquement homologuée à double comme corde à simple.

UIAA 101, EN 892:2012, EN 1891


Les standards de qualité et d'usage pour les cordes sportives de montagne se regroupent sous les normes: UIAA 101 et EN 892:2012 pour les cordes dynamiques, EN1981 pour les cordes statiques.

Les normes de l'Union International des Associations d'Alpinisme (UIAA) sont les seules reconnues mondialement, et elles sont conformes aux directrices légales, qui dans le cas de l'escalade sont régulées par les standards européens EN 892:2012.

Traditionnellement, l'UIAA (association que regroupe la plupart des Fédérations Internationales de montagne du monde) a créé les normes et les tests d'homologation que doivent accomplir les cordes, et tout cela, en collaboration avec les fabricants inscrits, en grande majorité, à sa commission de sécurité.

En se fondant sur ces dernières, qui furent les seules pendant de nombreuses années, l'Union Européenne a créé ses propres normes. Par conséquent, les cordes vendues au sein de l'Union Européenne doivent porter la double homologation UIAA et CE.

Ces normes, extrêmement dures, garantissent le matériel en impliquant qu'il doit surmonter des tests avant sa distribution sur le marché. Postérieurement, cela dépendra des dommages que pourraient souffrir les équipements, une fois dans les mains de l'utilisateur. Mais, même cette éventualité est prise en compte par les tests comme nous pourrons le voir en expliquant le nombre de chutes auxquelles doivent résister les cordes selon cette norme.

Bien que les standards européens EN 892:2012 soient très complexes pour le commun des utilisateurs, L'UIAA a publié une version “in a user-friendly way” qui peut être consulté.

Dans ce document, en plus de voir des graphiques et des schémas illustratifs, les amateurs de mathématiques pourront passer un bon moment à déchiffrer toutes les variables que permettent de garantir la totale sécurité des cordes dynamiques.
Une fois que l'on connait les recommandations d'usage d'une corde, il faut choisir parmi le reste des variables (diamètre, traitement chimique, compatibilité avec le sytème d'assurage), ce qui dépend généralement des circonstances de l'activité et des préférences de chaque grimpeur.

Dans cet article, nous essayerons d'expliquer avec clarté les caractéristiques des différentes cordes ainsi que le champ d'application de chacune. De toute façon, comme ce dernier est déterminé par l'étiquette d'homologation, nous expliquerons, dans le cadre ci-joint, quelles sont les normes européennes et internationales qui s'appliquent.

À la fin de l'article, vous trouverez une annexe où l'on explique la plupart des paramètres pris en compte pour homologuer une corde, comme le facteur de chute, la force de choc et le nombre de chutes. Nous vous recommandons fortement de le lire parce que, non seulement, il vous aidera à comprendre le fonctionnement et le pourquoi de chaque type de corde, mais aussi de prendre en compte l'influence que peuvent avoir ces paramètres sur la manière d'assurer correctement, ce qui vous évitera de sérieux problèmes.

C'est mathématique: le montagnard a absolument besoin d'une corde sûre et les normes sont là pour lui garantir cette sécurité. Les tests en laboratoire simulent une utilisation sur le terrain, et en s'informant sur ces concepts, nous apprenons des choses très intéressantes, qui nous renseignent sur la façon d'utiliser une corde lorqu'il s'agit d'assurer, de descendre en rappel, etc. Par exemple, le facteur de chute est un terme qu'aucun grimpeur ne devrait ignorer, puisqu'il décrit dans le fond, une des bases de l'assurage et tous les cas de figure que l'on doit absolument éviter (dans la mesure du possible).

TYPE DE CORDE SUR LE MARCHÉ
Maintenant que l'on sait que les cordes mises en vente sur le marché sont soumises à des normes européennes plus strictes que celles des propres fabricants, nous allons à la deuxième partie, qui décrit l'usage pour lequel chaque corde est homologuée. De ce fait, la première grande division se fait entre les cordes dynamiques d'un côté et les cordes de type semi-statique / statique, de l'autre.

Cordes Dynamiques

Elles regroupent toutes celles qui sont utilisées pour assurer en escalade et en alpinisme. Leur haut pourcentage d'élongation est spécifiquement pensé pour absorber et amortir à elle seule, une chute. Elles sont régies par la norme EN 892:2012.

C'est la corde typiquement utilisée en montagne et en escalade et elle peut être de type à simple, à double ou jumelée.

Il est très important de rappeler que chaque corde doit être utilisée dans le cadre de son homologation. Selon le type d'escalade, le tracée de la voie, etc., nous aurons besoin d'un modèle ou d'un autre, et il est très important d'employer les techniques d'assurage et de progression propre à chaque corde.

Cela étant dit, nous devons tout de même savoir qu'il y a de plus en plus de modèles sur le marché qui ont plusieurs voire même, toutes les homologations.

Il existe 3 types d'homologations:

  • Cordes à simple (1)
    Son utilisation est très populaire dans le milieu de l'escalade sportive que ce soit sur couenne ou en S.A.E. L'usage de la corde à simple est très facile puisque nous devons tout simplement grimper en passant la corde dans les dégaines en suivant une ligne la plus vertical possible jusqu'au relais, d'où notre compagnon nous redescendra en moulinette.

    Elles s'identifient avec un numéro 1 dans un cercle.

    Les cordes dynamiques sont les plus utilisées pour assurer en escalade, alpinisme, etc.
    Son élongation dynamique, lors de la première chute, doit être supérieure ou égale à 40% avec un poids de 80 kg, le glissement de la gaine doit être inférieur à 20 mm, et dans les caractéristiques techniques, l'âme de la corde doit représenter plus de 50%. La force de choc doit être de 12kN maximum lors d'un facteur de chute de 1,77 avec 80 kg alors que son élongation statique, dans les mêmes conditions, doit être inférieure à 10%.

    Il est très important qu'elles soient marquées en son centre de manière à identifier rapidement et précisément le milieu, ce qui nous permettra de sécuriser les descentes en rappel.

    Marquage du centre d'une corde.
    Même si l'escalade sportive ne se pratique généralement pas sous la pluie ou sur des parois humides, il existe des versions qui intègrent un traitement Dry ou anti-arête. En effet, tout dépend du lieu de la pratique et du type de voie: dans des zones chaudes, nous n'aurons pas besoin de traitement déperlant à l'eau et, dans des voies déversantes, peu exposée aux frottements, la corde n'aura pas besoin de traitement anti-arête.

    DESCRIPTION D'UNE CORDE


    Une corde se compose de deux parties: l'âme et la gaine.
    • L'âme: c'est le coeur intérieur de la corde, qui n'est pas visible et est fabriqué avec des milliers de fils qui garantissent approximativement entre 70% et 85% de la résistance générale de la corde. Le type de tressage marquera ses caractéristiques mécaniques avec, par exemple: des fils parallèles pour les cordes statiques ou des fils tressés pour les cordes dynamiques, etc.

    • La gaine: c'est la partie extérieure de la corde qui assure 25 à 35% de sa résistance tout en protégeant l'âme des éléments extérieurs.
    D'autre part, il faut savoir que plus le diamètre est gros, plus la corde est sûre, mais plus le poids est important et cela se ressent au niveau de la maniabilité. Au jour d'aujourd'hui, nous trouvons tout de même sur le marché des cordes à simple homologuées extrêmement fines, mais c'est à chacun de trouver la relation poids-sécurité-durabilité qui nous convient le mieux. Par précaution, ceux qui pèsent plus de 80 kg doivent s'abstenir d'utiliser les diamètres les plus fins, car la durabilité de ces cordes sera très courte (après quelques chutes, seulement).

    Lorsque nous choisissons notre corde, nous devons aussi vérifier que le diamètre de celle-ci soit compatible avec notre système d'assurage.

    Visualisez ici, notre gamme de cordes à simple.
  • Cordes à double
    Se sont les plus utilisées en alpinisme, mais elles impliquent de toujours devoir utiliser 2 cordes pour s'assurer, et celles-ci doivent être homologuées pour une utilisation à double.

    Elles s'identifient avec un ½ dans un cercle.

    Elles sont d'un moindre diamètre que les cordes à simple et lors de notre progression, nous les alternerons dans les points d'ancrage. Le fait d'avoir deux cordes permet de distribuer le poids lors des marches d'approche, d'utiliser toute la longueur pour descendre en rappel en unissant les deux brins et, de toujours pouvoir compter sur au moins une corde en cas d'endommagement de l'une d'elles.

    En ce qui concerne les caractéristiques générales, sa force de choc plus basse est fondamentale pour les voies alpines aux ancrages douteux qui pourraient sauter avec une force de choc supérieure. Un autre grand avantage se trouve dans les voies sinueuses, comme c'est souvent le cas en alpinisme, dans lesquelles une corde à simple ferait des Z alors que la corde à double permet de limiter le tirage en alternant le mousquetonnage d'un brin et d'un autre.

    Cordes à double évitant le tirage grâce à l'aternance du mousquetonnage.
    Ces cordes sont les seules qui permettent de progresser en flèche avec un premier qui peut assurer 2 seconds.

    DESCRIPTION DE L'ÉTIQUETTE D'UNE CORDE

    CE: respect la norme européenne.
    0120: identifie l'organisme qui a réalisé l'homologation.
    A 10,5: type A, diamètre 10,5 mm.
    Lot: les deux derniers chiffres indiquent l'année de fabrication.
    EN1891: indique que cette corde respecte la norme en question.
    UIAA: indique que cette corde respecte les normes de la UIAA.

    D'autres part, presque toutes les cordes à double incorporent un traitement Dry et anti-arête en raison de leurs grandes utilisations en montagne et en terrain d'aventure.

    La couleur, qui a première vue, semble un critère esthétique, a une grande importance avec ce type de cordes. Il est vraiment recommandé que chaque brin ait une couleur différente de manière à les identifier facilement et rapidement lors de notre progression.

    Visualisez ici, notre gamme de cordes à double.
  • Cordes Jumelées
    Les cordes jumelées ont le diamètre le plus petit des trois. Il faut toujours les utiliser en paire, mais à la différence des cordes à double, les deux brins doivent impérativement passer dans chaque ancrage.

    Elles s'identifient par deux cercles entrelacés.

    On pourrait expliquer son utilisation de manière très simple, en disant que ce sont des cordes qui s'utilisent quand il serait aussi simple d'utiliser une corde à simple, mais pour se trouver en montagne, nous avons besoin de 2 cordes, tant pour nous garantir que si l'une est endommagée l'autre peut servir, comme pour descendre en rappel en unissant les deux et ainsi bénéficier de la longueur complète de chaque brin.

    Par contre, leur très faible résistance ne permet pas d'assurer une cordée de trois.

    Visualisez ici, notre gamme de cordes jumelées.

Cordes jumelées
Apprenez-en plus sur les techniques de cordes à simple, à double et jumelée en lisant cet article sur le blog de Barrabes.

CORDE SEMI-STATIQUE
Son élongation ne peut pas être supérieure à 5% et elles doivent avoir un diamètre compris entre 9 et 16 mm. Elles sont presque statiques, ce qui permet une utilisation pour progresser en montagne en l'utilisant comme corde fixe par exemple, assurer dans des traversées avec un facteur de chute jamais supérieur à 1, se suspendre lors de travaux en hauteur, etc.. Ce faible pourcentage d'élongation implique que la résistance augmente beaucoup en cas de forte traction.

Elles ne doivent en aucun cas être utilisées pour grimper et pour s'assurer, mais pour remonter. Ce sont, par exemple, les cordes fixes employées dans les expéditions, les cordes de spéléologie, de canyoning, etc., et elles se regroupent sous la norme de sécurité EN 1891.

Corde semi-statique pour le canyoning
Imaginons une corde fixe sur laquelle nous devons remonter et que celle-ci soit en caoutchouc, il serait impossible de remonter à cause de l'effet yo-yo puisqu'elle s'étirerait et se rétrécirait à chaque mouvement.

Cette absence de dynamisme et d'élongation fait qu'elles sont excellentes pour se hisser, descendre, monter des charges ou se suspendre. Par contre, elles ne sont pas valables pour assurer un grimpeur dans sa chute, car son arrêt serait tellement brusque et soudain, que cela pourrait lui provoquer de très sérieuses blessures, voire même, dans le pire des cas, ceci provoquerait la rupture de la corde à cause de ce manque d'amorti.

TRAITEMENTS


Les deux principaux sont les traitements anti-arête et Dry (déperlant à l'eau).

Pour le premier, il s'agit d'une combinaison entre le tressage de la corde et un traitement chimique qui augmente sa résistance à l'abrasion et aux arêtes tranchantes. C'est fondamental pour les cordes d'alpinisme, mais en ce qui concerne les cordes d'escalade sportive, cela dépend des préférences de chacun. En effet, il y a une minorité qui du fait de leur niveau technique et le type de voie n'a pas besoin de ce genre de traitement et gagne en matière de maniabilité, mais tout le monde doit savoir que ce genre de traitement est indispensable dans la grande majorité des situations.

En ce qui concerne le traitement déperlant à l'eau (Dry), il faut souligner que les choses ont beaucoup changé depuis 2014. Jusqu'à maintenant, chaque marque annoncée ses cordes avec ce type de traitement, mais personne ne savait exactement en quoi ils consistaient! Depuis cette année, il y a une nouvelle norme UIAA appelée “Water Repellent” qui doit être surmonté si la corde veut être considérée Dry. Les cordes sont testées dans un laboratoire officiel de la manière suivante:
  • La corde est soumise à un processus externe d'abrasion équivalant à celui souffert après quelques jours d'utilisation.
  • Ensuite, la corde est imbibée d'eau pendant 15 mn en suivant une méthode très spécifique.
  • La quantité d'eau qu'absorbe la corde ne peut en aucun cas être supérieure à 5% de son poids.
  • La corde qui passe ce test peut afficher le label officiel “Water Repellent”.
Pour que l'on se fasse une juste idée de ce que peut représenter ce nouveau standard, et le pourquoi de sa création, nous devons remonter aux derniers essais de la UIAA qui ont démontré qu'une corde sans traitement absorbait jusqu'à 50% de son poids, et que la majorité des anciennes dénominations Dry (antérieures à la norme) absorbait de 20 à 30% de son poids, face aux 5% exigés par la norme actuelle.
Il existe 4 types:

  • Type A:
    Ce sont les plus résistantes, et elles sont généralement utilisées par les professionnels, les équipes de secours, les clubs ou pour de l'équipement permanent.

    Elles doivent résister à au moins 22 kN lorsqu'elle est mise sous tension jusqu'à rupture statique, à 15 kN avec un noeud de Huit et à 5 chutes successives d'une hauteur égale à la longueur de la corde utilisée avec un poids de 100 kg.

    Nous pouvons prendre comme exemple les cordes Club 10 mm de Petzl, Dana 10 mm de Kordas et l'ultralégère corde Fina Titan System de 9,5 mm de la même marque.
  • Type B:
    Elles offrent une marge de sécurité plus réduite, mais importante tout de même. Ce sont celles qui sont habituellement employées en spéléologie par des groupes peu nombreux, canyoning, Big Wall, haute montagne, etc.

    Elles doivent résister à au moins 18 kN lorsqu'elle est mise sous tension jusqu'à rupture statique, à 12 kN avec un noeud de Huit et à 5 chutes successives d'une hauteur égale à la longueur de la corde utilisée avec un poids de 80 kg.

    Les cordes Dana 9 mm de Kordas, Push 9 mm de Petzl et Aqua'tech 9mm de Beal sont trois excellents modèles représentant ce type de corde.
  • Type C:
    Elles ne correspondent à aucune norme! Nous ne les vendons pas, mais il s'agit là de vous informer à leur sujet. Elles sont fabriquées en polypropylène et elles sont actuellement à la mode, car elles flottent et cette caractéristique a de suite conquis les descendeurs de canyon! Toutefois, on a rapidement pu voir qu'elles avaient quelques limites d'utilisation puisqu'elles s'usent plus vite que la normale en rappel sec et se surchauffent beaucoup, ce qui peut provoquer leur rupture. De plus, même si en règle général il est intéressant qu'elles puissent flotter, dans certains cas de figure où il y a beaucoup de courant, cela peut provoquer des accidents en s'emmêlant dangeureusement.
  • Type L:
    Elles ne sont pas non plus homologuées comme corde. Trop légère pour la spéléologie, même si les spéléologues les plus experts les ont déjà utilisées dans des conditions très spécifiques. Si vous doutez, sur le fait de pouvoir les utiliser ou non, il est préférable de ne pas le faire.

    Visualisez ici, notre gamme de cordes semi-statiques.


CORDES STATIQUES
Ces cordes se regroupent sous la norme de sécurité EN 1891 et, elles sont généralement utilisées pour remonter sur corde fixe ou pour hisser des charges. Elles ne doivent en aucun cas être employées pour grimper et pour assurer.

Mais, attention! Même si la dénomination de corde statique est communément employée pour définir les cordes semi-statiques, ce type de corde ne s'utilise pratiquement pas en montagne (expédition, canyoning, spéléologie) et encore moins comme EPI (Travaux en hauteur).

La plupart du temps, lorsque l'on parle de cordes statiques, en réalité nous parlons de cordes semi-statiques.

Une corde statique, selon la norme européenne, ne peut pas avoir un pourcentage d'élongation supérieur à 3%. Cela est très peu et sachant que la corde peut rompre avec une grande facilité, nous n'envisageons son utilisation que dans des circonstances très spécifiques comme des tyroliennes dans des parcs d'aventure, etc.

ANNEXE
QUELQUES MYSTÈRES DE LA NORME…QUI NOUS SERONT DE GRANDE UTILITÉ
Nous venons de voir que pour être homologuées, les cordes dynamiques doivent répondre à certaines normes concernant leur résistance, le taux d'élongation, etc. Pour comprendre pourquoi certaines pratiques d'assurage ou en Via Ferrata mettent en jeu notre intégrité, il est très important de comprendre les trois concepts suivants parce qu'ils peuvent servir de référence en termes de sécurité.

  • Facteur de chute:
    C'est la relation entre la chute et les mètres de corde utilisés.

    Pour le calcul de ce facteur, on divise la hauteur totale de la chute par le nombre de mètres de corde qu'il y a entre l'assureur et le grimpeur, sachant qu'en escalade ce résultat ne peut pas être supérieur à 2. Pour arriver à un tel résultat, nous devons chuter sur le relais sans point d'ancrage intermédiaire. Par exemple, si l'on a 2 mètres de corde et que notre chute soit de 4 mètres, le résultat sera un facteur 2. Il n'existe pas de pire situation pour un grimpeur… ni pour la corde car les deux souffrent énormément, sans compter les points d'ancrage.

    C'est pour cette raison qu'il est très important de toujours placer des points d'ancrage proche du relais parce qu'ils diminueront la hauteur de la chute, ce qui favorisera un facteur de chute toujours inférieur à 2. Par conséquent, plus il y a de distance entre le relais et le grimpeur, plus il y a de points d'ancrage intermédiaires, plus le facteur de chute sera faible. Par exemple, si nous escaladons 20 mètres et notre dernier point d'ancrage est à 3 mètres, le facteur de chute sera de 6 divisé par 20 soit un facteur de 0,3.

    D'un autre côté, il faut savoir que le facteur de chute réel peut ne pas coïncider avec le théorique. Par exemple, si notre corde fait des Z, il se peut qu'elle se bloque à cause de l'angle qu'elle forme en passant dans l'un des points d'ancrage; dans ce cas, le facteur de chute réel doit être calculé en tenant compte de la longueur de la corde qu'il y a entre ce point d'ancrage et le grimpeur, comme si le relais était à ce niveau. C'est pourquoi lors de notre progression, il faut absolument éviter que la corde n'aille d'un point d'ancrage à un autre en faisant des Z, car cela affecte directement notre sécurité en augmentant le facteur de chute.

    En dehors de l'escalade ou de l'alpinisme, le facteur de chute peut être supérieur à 2 comme dans le cas de la Via Ferrata. Imaginons qu'une personne monte une échelle en s'assurant sur le câble latéral sachant que le dernier point d'ancrage de celui-ci se retrouve 5 mètres plus bas. Si cette personne chute en étant assurée par l'intermédiaire d'une simple longe de 1 mètre, le facteur de chute devient aberrant (dans ce cas, nous parlons d'un facteur 5). Ce cas de figure serait dévastateur pour la personne qui n'y survivrait sûrement pas. C'est pour cette raison qu'il est impératif en via ferrata, d'être équipé d'un kit spécifique qui intègre un absorbeur d'énergie.
  • Force de choc:
    C'est l'impact ou la charge reçue par le grimpeur lors de l'arrêt d'une chute. Plus le facteur de chute est haut, plus la force de choc sera importante, mais en pratique, il faut tout de même prendre en compte d'autres paramètres. En effet, il faut savoir que l'énergie se transmet au travers de toute la chaîne d'assurage, c'est-à-dire, la corde, les points d'ancrage, l'assurage plus ou moins dynamisé par l'assureur, le corps de l'assureur et du grimpeur, etc.

    En stoppant une chute, cette énergie, transmise sous forme de force, est dissipée par les différents éléments de la chaîne d'assurage, ce qui diminue positivement l'impact perçu par le grimpeur.

    Cette force de choc se mesure en laboratoire par des simulations standardisées dans lesquels on utilise généralement une masse métalique.
  • Nombre de chute:
    Cela ne signifie en rien, qu'une fois dépassé le nombre la corde va se rompre! Il est très difficile de reproduire sur le terrain le test normalisé fait en laboratoire pour leur homologation. Ce nombre de chutes est le résultat de ce test où la corde doit résister à 5 chutes au minimum (12 pour les cordes jumelées) dans des conditions très spécifiques. En règle générale, les cordes sont bien au-dessus de cette norme.

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